Au musée Christian Dior, les robes et les objets exposés durant sept mois en vitrine subissent un dépoussiérage durant la saison afin d’éviter autant que possible l’apparition d’insectes nuisibles. Une étape décryptée par Fanny Murison, la régisseuse des collections.
Traquer la poussière est une mission incontournable dans les musées, surtout les particules qui s’accumulent progressivement sur les œuvres exposées. Bien sûr, cela permet d’éviter l’encrassement des objets et des textiles, mais il s’agit surtout d’une action d’anticipation afin de se prémunir contre l’apparition d’insectes nuisibles. La poussière étant très prisée par ces petits animaux qui peuvent à terme détériorer les robes et les tableaux.

Fanny Murison, la régisseuse des collections du Musée Christian Dior, a planifié deux séances de dépoussiérage durant l’année pour l’exposition en cours, « Christian Dior, à la recherche des couleurs de l’enfance ». D’une main, elle époussète le tissu de la robe avec un pinceau composé d’un manche en bambou et de poils de chèvre, tout en récupérant la matière soulevée à l’aide d’un aspirateur à main spécialisé.



« Selon la matière et la taille de la pièce à dépoussiérer, j’adapte la puissance d’aspiration et la pression exercée sur le pinceau, expose la régisseuse. S’il subsiste un doute sur la fragilité de certains objets, nous ne réalisons pas l’étape du dépoussiérage ».
Dans l’optique de surveiller l’arrivée d’éventuels nuisibles, des pièges antimites et des pièges à phéromones ciblant les insectes rampants ont également été installés au sein même des vitrines d’exposition. Ils sont très régulièrement vérifiés.
Ce travail de dépoussiérage est réalisé lorsque le musée est fermé au public.
Photographies : Marion Deslandes, Musée Christian Dior







