Histoire du jardin

 

A Granville, en Normandie, non loin du Mont St Michel, la maison d'enfance de Christian Dior se dresse sur la falaise, face aux îles Anglo-Normandes.

Construite par l'armateur Beust à la fin du XIXè siècle, la villa Les Rhumbs doit son nom au terme de marine désignant les trente-deux divisions de la rose des vents, symbole qui figure dans une mosaïque ornant le sol d'une des entrées de la maison.

Les parents de Christian Dior acquièrent en 1905 cette maison bourgeoise agrémentée d'un jardin d'hiver, sise au sein d'un parc protecteur.

Christian Dior affectionne particulièrement ce lieu. Il écrira dans son autobiographie « Christian Dior et moi » : « la maison de mon enfance... j'en garde le souvenir le plus tendre et le plus émerveillé. Que dis-je ? ma vie, mon style, doivent presque tout à sa situation et à son architecture » .

Dès 1925, le futur couturier décide de remplacer la serre à proximité de la villa par une pergola avec miroir d'eau. Ce salon de plein air est très inspiré des créations contemporaines de l'époque.

Lorsqu'en 1932, peu après la mort de Madeleine Dior, le père industriel est ruiné par la crise, la propriété est mise en vente. Achetée par la ville de Granville, son jardin sera ouvert au public dès 1938.

Dans le prolongement de la pergola, Madeleine Dior ajoute une roseraie appuyée sur le mur longeant le sentier des douaniers, bénéficiant ainsi d'une exposition abritée des vents salins. Mutilée en 1991 en raison de l'empiètement du sentier du littoral sur le domaine, elle est restaurée et agrandie en 2002.

A l'occasion du centenaire de Christian Dior, le jardin devient celui des parfums, permettant ainsi au public de découvrir autrement ce lieu de mémoire.