1947-1950 : le New Look. La première collection placée sous le signe de la Corolle développe le thème de la femme fleur, la deuxième l'approfondit : « épaules douces, tailles fines, hanches arrondies, nouvelles longueurs rendant tout le mystère de la jambe ».*
La référence à la mode des XVIIIe et XIXe siècles s'affirme dès la ligne « Zig-Zag » et « Envol » de 1948. Au cours des années suivantes, les innovations de la mode sportswear se retrouvent dans des modèles du soir. Les lignes « Trompe l'oeil » et « Milieu du siècle 1949-1950 » sont l'apogée de ce style dont l'architecture s'épanouit dans des modèles spectaculaires comme « Vénus » et « Scarlatti ».
Les années 1950-1953 : le New Look tout en nuances. En 1951, Christian Dior annonce du chapeau jusqu'aux souliers une silhouette unifiée. En 1952, la ligne « Profilée » exalte la construction et passe de la courbe à l'angle, ce qui préfigure un renversement de lignes en 1953. La ligne « Tulipe » propose au printemps l'épanouissement du buste dans une forme typique du design des années 1950. Enfin, l'été de la même année est marqué par la ligne « Vivante » avec une taille souple et surtout une dominante de jupes beaucoup plus courtes.
A partir de 1954, les programmes de Christian Dior insistent sur le caractère naturel de sa mode et en particulier les ensembles « déjeuner/dîner » adaptés au mode de vie de la femme moderne. Les trois collections suivantes se référent à la géométrie des lignes H, A et Y. Le corps de la femme est désormais un corps fuselé. Les lignes valorisent le buste mais renoncent à marquer la taille.
La dernière ligne de Christian Dior, ligne « fuseau » Automne/Hiver 1957 poursuit le souci d'une silhouette élégante, allongée mais délivrée de toutes contraintes.
Une préfiguration des expériences que le jeune Yves Saint-Laurent, associé depuis 1955 au studio, allait développer de 1958 à 1960.
Christian DIOR : le couturier